Vendre votre maison ne tuera pas la sécurité sociale (sauf si vous bénéficiez du SSI)

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Vous avez vendu la maison. L’argent est sur le compte. Le solde bancaire semble effrayant.

Le gouvernement le remarque-t-il ? Est-ce qu’ils suspendent le contrôle ?

Pour la plupart des gens, la réponse est catégoriquement non. Mais les petits caractères comptent. Beaucoup.

Pourquoi les limites d’actifs ne s’appliquent pas à la sécurité sociale ordinaire

Éliminons d’abord la panique. Si vous bénéficiez des prestations de retraite standards de la Sécurité sociale ou du SSDI (assurance invalidité basée sur les antécédents professionnels), la vente de votre logement ne modifie en rien votre éligibilité.

La Social Security Administration ne se soucie pas du montant d’argent dont vous disposez. Ils ne suivent pas vos comptes bancaires pour ces programmes.

Il y a deux règles principales ici.

Premièrement, les actifs n’ont pas d’importance. Vous pourriez vendre un manoir, acheter un yacht ou enterrer l’argent sous le tapis. Votre chèque de prestations reste le même. Le SSA ne se soucie que de votre historique de revenus et de votre âge. Pas votre valeur nette.

Deuxièmement, le « critère de revenus » s’applique uniquement aux revenus, et non aux gains en capital.

Si vous demandez des prestations plus tôt, travailler trop peut réduire vos prestations. Mais vendre une maison ne fonctionne pas. Le bénéfice de cette vente constitue une plus-value. Ce n’est pas une question de salaire. Cela ne déclenche pas le test des revenus. Vous ne perdrez pas un centime de votre avantage parce que vous avez vendu une propriété.

“Tant que vous percevez de la Sécurité Sociale et non du SSI, vendre votre maison n’aura aucun effet”, estime Laurence Kotlikoff.

C’est l’essentiel à retenir. Gardez cela à l’esprit.

Le filet de sécurité SSDI

Et le handicap ?

SSDI fonctionne exactement comme les prestations de retraite. C’est une assurance, financée par vos impôts passés.

Si vous bénéficiez du SSDI parce que vous ne pouvez pas travailler, vendre votre maison est une bonne chose. Même si vous avez moins de 65 ans. Même si le chèque est votre seul revenu.

Vous pouvez perdre SSDI si vous recommencez à travailler. Ou si votre état de santé s’améliore. Ou si tu vas en prison. Mais pas parce que vous avez liquidé un bien immobilier.

La logique tient. Vous avez payé. Vous sortez. Le gouvernement ne soumet pas le SSDI à une condition de ressources.

Le piège SSI : là où l’argent compte réellement

C’est ici que ça devient compliqué.

Le revenu supplémentaire de sécurité (SSI) est différent. Ce n’est pas une assurance. C’est une aide sociale pour les personnes âgées à faible revenu et les personnes handicapées.

Le SSA gère les deux, mais les règles sont totalement distinctes.

Le SSI est soumis à conditions de ressources. Cela signifie qu’ils examinent vos ressources comptables. Et pour SSI, une vente de maison change tout.

Vous pouvez posséder une résidence principale et une voiture. Ceux-là sont exonérés. Mais de l’argent ? Dénombrable.

Si vous vendez votre logement exonéré du SSI, le gouvernement vous accorde un délai de grâce. Trois mois.

Profitez de ce temps pour acheter un nouveau logement.

Si vous le faites et qu’il vous reste encore moins de 2,00 $, vous restez en sécurité. Vos avantages continuent.

Mais voici le kicker.

Si vous vendez, n’achetez pas une nouvelle maison et conservez l’argent ? Vous êtes en difficulté.

Une fois que vous avez atteint le quatrième mois, chaque dollar dépassant la limite (2 000 $ pour un particulier) vous disqualifie.

Garder 5 000 $ en banque ? Vous perdez vos prestations pour ce mois.

Vous disposez de douze mois pour « dépenser » cet argent afin de revenir sous la limite. Vous pourrez alors demander sa réintégration.

C’est une corde raide.

Pourquoi ces deux systèmes existent-ils côte à côte ?

Cela semble chaotique. Pourquoi un programme ignore-t-il votre richesse tandis que l’autre examine chaque centime ?

Parce qu’ils servent des objectifs différents.

La sécurité sociale et le SSDI sont des prestations acquises. Vous avez cotisé au système via les taxes FICA. Le gouvernement le considère comme votre argent.

Le SSI est financé par les recettes fiscales générales. Il s’agit d’un plancher de sécurité pour ceux qui n’ont absolument aucune autre ressource. L’État garantit que vous ne pouvez pas percevoir le SSI en étant assis sur une pile d’argent liquide.

Savoir dans quelle catégorie vous tombez vous évite une mauvaise surprise à la poste.

Alors, vérifiez votre lettre d’attribution. Pas votre relevé bancaire.

S’il est indiqué Sécurité sociale ou SSDI, respirez tranquillement.

S’il est indiqué SSI, comptez vos mois.

Le marché évolue rapidement. Les règles ne le font pas.