L’histoire de Safeway : de l’épicerie de l’Idaho au géant des supermarchés

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Safeway n’est pas seulement un endroit où acheter du lait. C’est une étude de cas sur la survie du commerce de détail. Le siège mondial de l’entreprise est situé à Pleasanton, en Californie, ancré dans une marque qui a survécu à ses concurrents grâce à sa grande adaptabilité.

Cela a commencé petit. En 1915, S.M. Skaggs a ouvert une petite épicerie à American Falls, dans l’Idaho. Sa stratégie était simple. Faibles marges. Volume élevé. Il ne recherchait pas de gros profits sur chaque article. Il a chassé le trafic. Cette philosophie définit encore l’entreprise aujourd’hui.

M.B. Skaggs, le fils aîné de S.M., a pris ce modèle et a couru avec. En 1926, l’entreprise familiale était devenue Skaggs United Stores. Ils contrôlaient 428 sites répartis dans dix États. Ils avaient besoin d’argent pour s’agrandir. Ils se sont donc tournés vers la société d’investissement Merrill Lynch. Le but ? Achetez Safeway.

Safeway était une bête différente. Fondée par Sam Seelig, il s’agissait d’une chaîne de 322 magasins avec une marque forte sur la côte ouest. Skaggs l’a acheté et a gardé le nom. Un geste intelligent. La marque Safeway avait du poids.

En 1931, l’entité combinée atteint son apogée. 3 527 magasins. Ce nombre couvre à la fois les États-Unis et le Canada. Ce n’étaient pas de grosses boîtes. Ils ne faisaient en moyenne que 1 000 pieds carrés. L’inventaire était serré. Environ 700 articles maximum.

Puis vint le changement. Le nombre de magasins a chuté. Mais l’empreinte s’est accrue. Safeway a misé sur le format supermarché géant. Ils ont troqué la quantité contre de l’échelle.

Avance rapide jusqu’aux années 1980. La plupart des 2 500 magasins étaient situés à l’ouest du Mississippi. Mais la portée s’est étendue ailleurs. Les opérations couvraient l’est des États-Unis, le Canada, l’Europe et l’Australie. La marque était mondiale.

Cette expansion a attiré l’attention de Wall Street. Pas pour la croissance, mais pour un rachat. En 1986, Kohlberg Kravis Roberts & Co. (KKR) a acquis l’entreprise. Cet accord a déclenché une période de restructuration douloureuse. La réduction des effectifs était inévitable.

L’entreprise est sortie de ce bouleversement. En 1990, Safeway était de nouveau indépendante. Et coté en bourse.

La stratégie a porté ses fruits. Au début du 21e siècle, la chaîne exploitait plus de 1 650 magasins. Le mix comprenait Vons dans l’Ouest, Tom Thumb au Texas et Carrs en Alaska.

Le modèle reste cohérent. Faibles marges. Volume élevé. Les chiffres changent. La philosophie reste.

Cette histoire est-elle importante pour l’acheteur d’aujourd’hui ? Peut être. Il montre comment une entreprise peut survivre en s’adaptant aux évolutions du marché. Safeway ne s’est pas accroché au modèle du petit magasin. Ils ont pris de l’ampleur. Ils ont pris un coup à leur indépendance pour se reconstruire plus forts.

Le résultat est une marque qui existe toujours. Pas à son apogée en 1931. Mais toujours là. Toujours d’actualité.

Que se passe-t-il lorsque les marges deviennent trop minces ? Comment maintenir le volume sans perdre en qualité ? Safeway pose ces questions depuis un siècle.

La réponse n’est pas toujours claire. Mais l’entreprise continue d’essayer.

Pleasanton reste la plaque tournante. Les magasins continuent de renouveler leurs stocks. Le cycle continue.